Difficultés d’apprentissage

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Difficultés d’apprentissage

Le comportement et les apprentissages sont le fruit du fonctionnement conjoint du corps et du système nerveux central. Pour lire, un enfant doit développer sa capacité à suivre des yeux avec fluidité. Pour écrire, l’enfant doit pouvoir faire travailler sa main et ses yeux de manière coordonnée.

Nous recevons et proposons des programmes pour des enfants souffrant de dyslexie, dyspraxie, dyscalculies, de troubles de la coordination et de l’équilibre, de troubles de l’intégration des informations auditives, de troubles de l’attention et de la concentration, d’hyperactivité, de troubles du comportement…

Types de difficultés

Dyslexie

« Les dyslexies sont définies par une difficulté massive et persistante d’accès à la lecture, se traduisant par un retard d’au moins deux années scolaire par rapport à l’âge réel de l’enfant, chez un enfant d’intelligence normale, scolarisé, ne présentant ni trouble sensoriel, ni lésion neurologique diagnostiquée, ni trouble envahissant du développement ».

La dyslexie touche 8 à 10% d'écoliers appartenant à tous les milieux sociaux, en majorité des garçons. Une dyslexie sur trois est précédée d'un retard du langage.

Depuis quelques années, la recherche se concentre sur quatre domaines de difficultés rencontrés isolément ou conjointement, à des degrés divers :

  • Problèmes d’équilibre
  • Capacités motrices déficientes
  • Difficultés d’intégration des informations auditives
  • Dysfonctionnement du traitement des informations visuelles

Quand deux ou plus de ces difficultés sont présentes, un retard de développement neurologique peut être un facteur sous-jacent.

Tous les apprentissages scolaires sont basés d’une manière ou d’une autre sur le fonctionnement du système moteur. La lecture n’est pas une tâche purement cognitive : elle fait appel au système visuel qui contrôle le mouvement des yeux, qui est lui-même lié au système vestibulaire et au contrôle postural. Une immaturité dans le développement des réflexes primitifs et posturaux peut avoir un impact direct sur les taches d’apprentissages qui nécessitent un bon fonctionnement de ces différents systèmes.

Notre rôle n’est pas d’apporter un diagnostic de dyslexie. Nous pouvons cependant détecter si un retard de développement neurologique dans le domaine des réflexes est un facteur sous-jacent de certaines dyslexies et proposer des exercices de stimulation et/ou d’inhibition des réflexes impliqués dans ces types de dysfonctionnement.

Dyspraxie et dysgraphie

Les dyspraxies sont des troubles du geste qui affectent l’habileté et la réalisation de certaines activités, en raison d’une anomalie de la gestion même du geste au niveau cérébral, aujourd’hui appelées troubles d’acquisition de la coordination (TAC). 4 à 6 % des enfants scolarisés seraient concernés. Il existe différents types de dyspraxies, affectant :

  • les opérations de construction (jeu d’assemblage, les travaux manuels…). C’est l’organisation spatiale qui est alors déficiente. L’écriture comporte d’importants aspects praxiques de type constructif : arrangement spatial de la forme des lettres.
  • l’utilisation des objets requiert l’apprentissage de gestes complexes qui nécessitent une bonne orientation relative de la main, du corps : utilisation de la règle pour tracer un trait, tenue du crayon...
  • gestes dans lesquels domine la succession de plusieurs étapes : c’est le cas pour l’écriture cursive, qui nécessite un enchainement de mouvements successifs.

Dans certains cas, la dyspraxie peut être liée à une immaturité dans les voies neurologiques qui établissent la coordination entre les mouvements du bras, de la main, de la tête et des yeux. Ceci peut être confirmé par la présence de certains réflexes primitifs persistants, particulièrement le réflexe tonique asymétrique du cou (réflexe de l’escrimeur) chez un enfant en âge scolaire ou chez une personne plus âgée.

De plus, quand l’enfant doit se concentrer sur le contrôle du geste ou du mouvement exigé par une tâche, son esprit n’est pas disponible pour des apprentissages cognitifs plus élaborés. L’automatisation des gestes moteurs de base ne pouvant se mettre en place, ce sont tous les domaines des apprentissages qui peuvent être affectés.

Dyscalculies

La dyscalculie se définit comme un retard significatif dans les activités mathématiques, retard exprimé par au moins deux ans de retard par rapport à l’âge ou au niveau scolaire, interférant nettement avec la réussite scolaire, chez un enfant sans déficit intellectuel ni sensoriel.

La dyscalculie couvre des troubles très hétérogènes :

  • Troubles des fonctions exécutives dans les procédures de calcul : incapacité à gérer les différentes étapes d’une opération, confusions liées aux problèmes du choix, réponses impulsives...
  • Troubles visuo-spatiaux qui induisent une incapacité à maintenir un ordre séquentiel des chiffres correct dans les calculs, à comprendre les tableaux de données...
  • Troubles du langage et calcul : difficultés avec l’attention séquentielle (apprentissage de la séquence des nombres, compréhension des énoncés des problèmes…)

Les dyscalculies peuvent être isolées ou associées à d’autres troubles spécifiques des apprentissages : dyslexie, dysphasie…

On remarque que certains types de dyscalculie sont associés avec des troubles de l’équilibre, en particulier chez des personnes atteintes de vertige, qui indique un défaut de fonctionnement du système vestibulaire. Ces personnes présentent des difficultés en calcul mental, de pauvres résultats aux tests mathématiques, aux tests de mémoire de travail, aux tests d’intégration des informations auditives, par rapport aux personnes ne présentant pas de problèmes de vertiges (Risey et Briner 1990), ce qui laisse suggérer que des dysfonctionnements du système vestibulaire peuvent affecter les fonctionnalités des procédures visuelles, auditives et mentales.

Troubles de l’équilibre et de la coordination

Le système qui nous permet de développer l’équilibre est le système vestibulaire, qui se situe dans l’oreille interne et envoie les informations sur la position du corps dans l’espace aux noyaux vestibulaires du tronc cérébral et au cervelet. Ce système nous permet de maintenir notre posture et notre équilibre en s’adaptant à la force de gravité. Des dysfonctionnements de ce système ont des répercussions sur l’intégration des informations sensorielles.

Les difficultés liées à des dysfonctionnements du système de l’équilibre ont un impact sur :
  • Les activités sportives (vélo, sports collectifs…)
  • Le sens de l’orientation
  • La perception de l’espace
  • Certains apprentissages : la lecture, lecture de l’heure, la géométrie..

Troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité

Ce syndrome est compris comme un syndrome neuro-développemental : il toucherait entre 1 et 3 % des enfants scolarisés. Ce sont des enfants en général pleins de bonne volonté, dont les apprentissages sont « parasités » par des troubles qui induisent une souffrance.

L’hyperactivité et les troubles de l’attention peuvent être liés à une immaturité du fonctionnement du système vestibulaire : on a pu montrer que des enfants hyperactifs amélioraient grandement leur capacité d’attention si on leur permettait de tourner dans toutes les directions pendant trente secondes, ce qui suggère qu’ils ont besoin de stimuler leur système vestibulaire « pour maintenir leur cerveau en éveil ».

Méthodes

Thérapie des réflexes

Thérapie des réflexes

Depuis 1975, l’INPP (Institut for Neuro-Physiological Psychology, Chester UK) dirige des recherches sur les liens entre le développement physique et les difficultés de lecture, écriture, coordination, les problèmes de comportement et émotionnels chez les enfants et les adultes. Cet institut a développé des programmes d’exercices à pratiquer à la maison quelques minutes par jour, basés sur une évaluation neuro-développementale et sur l’observation de la persistance de certains réflexes primitifs (ces réflexes naturellement présents chez le nouveau-né doivent être inhibés dans le courant de la première année de vie).

La présence d’un groupe de réflexes primitifs persistants au-delà de l’âge d’un an ou l’absence d’un groupe de réflexes posturaux à partir de l’âge de trois ans et demi témoignent d’un retard de développement neurologique.

Les exercices physiques consistent en l’exécution de mouvements qui existent naturellement dans le développement précoce et ont pour but de faciliter la maturation cérébrale, d’améliorer le contrôle moteur, la coordination et l’équilibre.

Quelques exemples de réflexes primitifs et de leur impact sur les apprentissages et le développement :

Le réflexe de Moro

Le réflexe de Moro :

  • Hypersensibilité aux sons, aux lumières, aux stimulations vestibulaires
  • Anxiété, difficultés d’adaptation aux changements
  • Timidité excessive, émotivité, agressivité
  • Manque de confiance en soi, faible estime personnelle

Le réflexe tonique asymétrique du cou

Le réflexe tonique asymétrique du cou

  • Difficultés à suivre des yeux (impact sur la lecture)
  • Problèmes de latéralité et de coordination
  • Problèmes de coordination main/œil (impact sur l’écriture)
  • Difficultés en sport (jeux de balles, gymnastique...)

Le réflexe tonique asymétrique du cou

Le réflexe tonique symétrique du cou :

  • Problèmes de tonicité posturale (tendance à s’affaisser sur la table en position assise par exemple)
  • Maladresse
  • Difficultés à réajuster la vision binoculaire (copier au tableau est difficile par exemple)
  • Problèmes de coordination
  • Troubles de l’attention...

Stimulations vestibulaires

Stimulations vestibulaires

Le rôle principal du système vestibulaire est de nous permettre de tenir en équilibre et de lutter contre la gravité. Le sens de l’équilibre est déficient chez de nombreux enfants qui connaissent des difficultés d’apprentissage Ces dysfonctionnements peuvent avoir un impact sur la coordination et sur l’intégration des informations visuelles et auditives qui transitent par les noyaux vestibulaires du tronc cérébral avant d’être envoyées vers les zones du cortex visuel et du cortex auditif. Une bonne intégration et un traitement correct de ces informations sont indispensables dans tous les apprentissages mettant en jeu les processus visuo-spatiaux (lecture, écriture, mathématiques…)

L’intégration bilatérale

Les exercices d’intégration bilatérale ont pour objectif de favoriser la conscience corporelle, d’améliorer l’équilibre statique et dynamique, de faciliter l’inhibition de mouvements parasites, de développer la conscience spatiale, l’intégration sensorielle, l’attention et la concentration, de stimuler la communication inter-hémisphérique. Ces exercices très simples sont à pratiquer quotidiennement, éventuellement avec l’aide des parents et ne demandent que quelques minutes par jour.

La thérapie des sons de Johansen

La thérapie des sons de Johanse

Cette thérapie a été développée au Danemark par le Dr Kjeld Johansen. Ce programme consiste à écouter quotidiennement pendant une dizaine de minutes à la maison des morceaux de musique qui stimulent les réseaux neuronaux entre l’oreille et les centres de traitement de l’information auditive et les centres du langage. On trouve chez certains enfants une hyper ou une hypo sensibilité aux sons qui ont un impact direct sur leur comportement. Des progrès dans la concentration, la discrimination auditive et la compréhension, ainsi que dans la qualité du langage et de l’articulation, sont souvent observés. Chaque fois qu’un audiogramme est réalisable, la musique est adaptée aux caractéristiques auditives de l’enfant.

La gestion mentale

La gestion mentale a été développée par Antoine de La Garanderie, pédagogue français, fondateur de l’institut de pédagogie à Paris. Celui-ci a déterminé cinq « gestes mentaux » mobilisés dans les activités d’apprentissage : l’attention, la mémorisation, la compréhension, la réflexion, l’imagination. La compréhension de ces processus et leur optimisation à travers la découverte du fonctionnement de sa méthode d’apprentissage personnelle permet aux enfants d’améliorer leur potentiel. De nombreux outils pédagogiques ont également été développés par les équipes travaillant en gestion mentale.

Le Neurofeedback

Le neurofeedback est une approche non-médicale, non invasive et sans contre-indications qui permet une amélioration du fonctionnement cérébral sans répondre à des indications spécifiques. Pendant la séance, un ordinateur mesure l’activité cérébrale électrique grâce à des électrodes placées sur la tête de la personne qui suit la séance et provoque des micros interruptions dans la diffusion de musique quand de trop grandes variations par rapport à une activité cérébrale moyenne sont enregistrées : c’est le feedback. Au fur et à mesure des séances (deux par semaines pendant quelques semaines en moyenne), l’activité cérébrale tend à se régulariser de façon durable. Les améliorations constatées sont diverses, avec un impact particulier sur la qualité de concentration et l’attention, la qualité du sommeil, la fatigue, la dépression, l’émotivité, le stress… La simplicité d’utilisation de cette technique et son innocuité en font un complément précieux à toutes les méthodes d’aide aux apprentissages.

Conseils alimentaires

Une bonne santé est indispensable pour disposer de toutes ses capacités, intellectuelles et/ou physiques et progresser dans ses apprentissages. Une alimentation équilibrée est fondamentale pour que le cerveau bénéficie au mieux des apports nutritionnels indispensables à son fonctionnement optimal.

Le déroulement des formations

Lieu

Association Dominique

Association Dominique
Rue Luigi Amadio
31470 Fonsorbes FRANCE

Nous considérons l’enfant dans son intégralité et regardons d’abord ce qu’un enfant peut faire. Nous encourageons les parents à poser toutes les questions qu’ils souhaitent afin de comprendre non seulement comment faire les exercices qui leurs sont proposés, mais surtout pourquoi les faire.

De retour à la maison, les parents pratiquent avec leur enfant les exercices qui leur ont été présentés. La régularité est indispensable pour obtenir des résultats.

Fréquence :

En moyenne, on recommande une visite tous les 2 mois pour rester au plus près des progrès de l’enfant. Ce délai est toutefois susceptible de varier.

Nous restons disponibles à tout moment pour répondre aux questions des parents entre les visites.

1 ère visite : 2 demi-journées ou une journée complète

1ère demi-journée :

  • Historique détaillé
  • Evaluation de l’enfant
  • Réalisation d’un audiogramme

2ème demi-journée :

  • Présentation des résultats
  • Présentation des exercices

Revisite

Demi-journée :

  • Historique des derniers mois
  • Evaluation de l’enfant
  • Réalisation d’un audiogramme
  • Présentation des résultats
  • Présentation du nouveau programme.